Vivre les paysages de Meurthe-&-Moselle

Meurthe-et-Moselle CG
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A- Les valeurs paysagères clefs
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 1- L’ample présence des reliefs des côtes et des buttes-témoins

© Agence Folléa-Gautier Paysagistes-Urbanistes - Conseil Général 54

La colline de Sion


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Les côtes de Moselle, Battigny

Le relief des Côtes compose sans doute l’une des premières valeurs des paysages de la Meurthe-et-Moselle : aux confins du vaste Bassin parisien, le territoire départemental est rythmé par une succession de fronts de côtes qui se déploient plus largement sur l’ensemble de la Lorraine, façonnant des paysages remarquables par leur topographie animée et leur composition précise.
Certaines de ces Côtes (ou cuestas / voir les Paysages et la géologie) restent discrètes, modelant en douceur les reliefs du Plateau lorrain à l’est du département. D’autres sont au contraire plus marquées, telles les côtes de Meuse et de Moselle, et s’élèvent puissamment au dessus des plaines agricoles environnantes.

Les nombreuses buttes-témoins qui les accompagnent enrichissent la complexité des reliefs et des horizons depuis les plaines. Elles constituent également des avant-postes privilégiés qui offrent des points de vue panoramiques largement ouverts sur les paysages : la butte d’Amance, la colline de Sion-Vaudémont, la butte de Mousson, le Mont Saint-Michel, …

Enfin ces hauteurs stratégiques sont profondément empreintes d’histoire, lieux d’implantation des établissements humains et théâtres de combats et de batailles. Les côtes et les buttes-témoins cristallisent ainsi une bonne part des fréquentations de découverte, de tourisme et de loisirs du département. La colline   « inspirée » de Sion-Vaudémont, trônant avec majesté au-dessus du Saintois, est appelée à devenir, sous la houlette du Conseil Général, un centre d’interprétation majeur du paysage (Forum du Payysage et de la Biodiversité  ), en constitue en quelque sorte l’emblème (voir Unité de paysage n° 10 – Le Saintois).

A une échelle plus fine, les fronts de côtes (côteaux) sont particulièrement identitaires des paysages lorrains. Ils s’organisent suivant une composition précise et caractéristique à forte valeur patrimoniale. On y retrouve les vergers, les prés-vergers, les vignes, les villages accrochés à flanc de coteaux, le tout couronné de boisements qui soulignent la ligne de crête. Les cultures pérennes que sont la vigne et les vergers, développées sur les coteaux exposés au soleil et abrités des vents dominants, dessinent les paysages et soulignent leurs variations saisonnières.
Les milieux thermophiles de pelouses sèches, abritant une flore et une faune méridionales, ajoutent à leur intérêt (voir Les fondements des paysages / Les paysages et les milieux naturels).
L’ensemble ainsi ordonné s’affiche de façon évidente dans les paysages des plaines et des vallées, comme des « vitrines » valorisantes, mais aussi sensibles, du territoire Meurthe-et-mosellan. Avec la proximité des villages volontiers greffés dessus, les coteaux constituent naturellement des espaces de proximité attractifs pour les habitants, offrant des expositions favorables, des vues dominantes, des cheminements et des variations d’ambiances propices à la promenade et aux loisirs.
Ils sont aussi parfois plus animés qu’ailleurs du fait du parcellaire plus réduit, mais surtout des travaux saisonniers qui exigent une forte présence de main d’œuvre, en particulier la vigne : pour les vendanges, la taille, etc.

La force des reliefs abrupts des rebords de cuestas


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Le rebord des Côtes de Meuse souligné par les massifs boisés

La douceur des rondes collines

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Forme ronde des collines du Plateau lorrain

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Les reliefs amples aux formes douces et arrondies du Grand Couronné

La présence identitaire des buttes-témoins

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Le front de côte des Côtes de Meuse et les buttes-témoins qui s’en détachent : Côte Barine (gauche) et Mont-Saint-Michel (droite)


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La Côte Barine, butte-témoin s’élevant à l’ouest de Toul

Les côtes, une image pittoresque fortement associée aux paysages de la Lorraine

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Paysage de coteau dans la vallée de la Moselle

Les villages accrochés à flanc de coteau

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Le village de Charmes-la-Côtes sur les Côtes de Meuse

Les cultures spécifiques des coteaux

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Le vignoble du Toulois – Domgermain

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Vignes et vergers sur les coteaux de Bainville-sur-Madon

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Vergers de production sur les coteaux de Charmes-la-Côte

 2- La diversité contrastée des formes urbaines et du patrimoine architectural

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La place Stanislas, Nancy


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Le village-rue lorrain, Germiny

Au fil de son histoire, la Meurthe-et-Moselle a su tirer parti de ses ressources naturelles et de sa position frontalière qui ont, à certaines époques, contribué à développer et enrichir les principales villes du département.

L’élégance du patrimoine architectural et urbain en témoigne. Cet héritage précieux, préservé, restauré et réhabilité, contribue à valoriser l’image du département tout entier, et à faire une part de son attractivité. Le prestigieux patrimoine architectural et urbain de Nancy (les ensembles architecturaux et urbains de Stanislas au XVIIIe siècle, le mouvement Art Nouveau de l’école de Nancy), le château de Lunéville, « petit Versailles Lorrain » flanqué de son grand parc à la Française, l’ensemble classique de l’abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson en bord de Moselle, en sont quelques exemples.
Plus récemment, les aménagements contemporains des quartiers des Rives de Meurthe ou les espaces publics requalifiés des centres patrimoniaux de Nancy, Lunéville ou Toul perpétuent la qualité des paysages urbains.

La reconnaissance, la mise en valeur et la gestion de ce riche héritage architectural et urbain constituent un puissant facteur d’attractivité du département.

A côté du prestigieux héritage des villes, les villages de Meurthe-et-Moselle n’offrent pas moins d’intérêt, grâce à la très grande originalité de leurs formes construites. Héritages de l’openfield   et de ses pratiques agricoles communautaires, ils sont traditionnellement groupés et compacts.
L’habitat, se composant de vastes fermes et maisons, se structure souvent de part et d’autre d’une rue large (le village-rue), ou plus rarement autour d’un élément central tel qu’un château, une place ou une église (le village-tas).
La forme urbaine des villages présente ainsi trois figures qui concourent à la personnalité des paysages habités ruraux du département : les usoirs devant les façades, les vastes fermes et maisons accolées les unes aux autres, la ceinture de vergers et jardins.

Le paysage   de la rue, essentiellement minéral et cadré par les façades sobres et robustes des fermes, présente ainsi un étonnant contraste avec la délicatesse et la douceur des abords des villages, où le végétal se mêle au bâti, enveloppant le village d’une ceinture verte de vergers, prés-vergers et jardins, qui dessine une transition progressive entre le bâti et les cultures, et qui adoucit la perception du village depuis la campagne.
Le clocher de l’église, signal familier dans le paysage  , émerge au-dessus des vastes toitures de tuiles rouges, l’ensemble composant les silhouettes caractéristiques des villages du département, qui animent les plaines, les plateaux et les coteaux.
Outre la forme urbaine particulière et l’architecture traditionnelle, le petit patrimoine de pays participe également de la valeur des villages : lavoirs, fontaines, murets, poiriers palissés sur les façades, … autant de « détails » discrets qui, cumulés les uns aux autres, font néanmoins toute la saveur des paysages construits.
(Voir aussi : Les fondements des paysages/ Les paysages bâtis ruraux).

Plus largement, dans les petits bourgs comme dans les villes du département, les aléas de la longue histoire de la Lorraine ont contribué plus qu’ailleurs à stratifier les héritages urbains et architecturaux, marquant les paysages construits d’ambiances multiples étonnamment contrastées : c’est ainsi que les héritages délicats des XVIIIe et du début du XXe siècle coexistent dans le département avec des formes urbaines très diverses : issues du Moyen Age, où dominent les châteaux (Jaulny, Prény, …) ; tenues par les systèmes défensifs de Vauban en « étoiles pétrifiées » (Toul, Longwy) ; surgies de la saga industrielle du 19e/20e siècle (cités ouvrières) ; ressuscités par la première reconstruction après la Première guerre mondiale (villages de Saint-Julien-lès-Gorze, Clarey, Dommartin-la-Chaussée, Dampvitoux, ...) ; transformés par la seconde reconstruction après la seconde guerre mondiale (à Pompey, Custines, Mousson, Atton, Martincourt, Villers-le-Sec, …), etc.

A condition d’être portée par une pédagogie de l’histoire et par une dynamique de préservation et de renouvellement à la fois respectueuse et imaginative, cette foisonnante diversité contrastée des héritages urbains contribue précieusement à la valeur paysagère   du département.

Un riche héritage historique valorisant les principales villes du département : Nancy, Lunéville, Toul, Longwy, Pont-à-Mousson, …

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Les fortifications de Longwy-Haut

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La place de Stanislas à Nancy

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La place Duroc à Pont-à-Mousson

Le patrimoine architectural contemporain et la requalification des espaces publics

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Les Jardins d’eau sur les berges du canal – Nancy

L’organisation précise des villages lorrains

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L’organisation précise du village-rue lorrain avec ses fermes accolées – Maron

Les éléments identitaires des paysages ruraux : usoirs, fruitiers de façade, fermes, …

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Les usoirs ont perdu leur vocation première de « cours de ferme » et peuvent devenir des jesapces enherbés mettant en valeur le patrimoine bâti – Mars-la-Tour

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Un poirier palissé sur la façade d’une ancienne ferme – Maron

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Belle ferme soigneusement rénovée – Laneuvelotte

La présence valorisante du petit patrimoine rural

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Murets en pierres sèches et fruitiers aux abords d’un village

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Un lavoir – Maron

L’importance des ceintures végétales autour des villages

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La silhouette du village, dominée par la flèche du clocher et mise en valeur par la ceinture verte de prés-vergers et jardins – Mars-la-Tour


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Ambiances jardinées à l’arrière des habitations – Essey-et-Maizerais

Les ceintures vertes de prés-vergers et jardins, une transition douce entre le bâti et les cultures

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Le bâti émerge des frondaisons fleuries des vergers – Ville-sur-Yron


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Le village accompagné de sa ceinture verte – Ozerailles


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Pré-verger pâturé par des ovins – Ceintrey

Le clocher comme repère visuel dans le paysage  

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Ansauville


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Le clocher, point de repère visuel – Domjevin

 3- La force de l’héritage industriel


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Les fonderies de Pont-à-Mousson

Marquée par son histoire industrielle liée à la houille, aux mines de fer, à la sidérurgie, au sel, au textile, mais aussi encore aujourd’hui à la cristallerie (Baccarat), à la faïencerie (Longwy, Lunéville) ou à la chimie (soudière de Dombasle-sur-Meurthe), la Meurthe-et-Moselle présente un important patrimoine industriel (Voir aussi : les fondements et les activités).

Il marque encore aujourd’hui tout particulièrement les paysages du Pays-Haut et de la vallée de la Moselle. Par leurs dimensions hors du commun, les usines, les vastes friches en voie de résorption, les cités ouvrières, y constituent un témoignage souvent monumental, voire spectaculaire, teinté d’une forte dimension affective : à la fois pour ceux qui ont été acteurs ou témoins de cette aventure industrielle, et pour les visiteurs, qui découvrent ou redécouvrent un pan de l’histoire industrielle de la France. Bien que longue et complexe, la transformation de ces sites offre dans chaque situation une formidable opportunité de reconstituer non seulement des lieux vivants et renouvelés mais aussi empreints de caractère, d’originalité, d’identité, et de fierté.
Cela suppose une subtile alchimie entre mémoire et renouvellement.

Les vastes ensembles ordonnancés des cites ouvrières

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Les cités ouvrières présentent un patrimoine végétal et architectural remarquable – Mancieulles


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Paysage spectaculaire des cités ouvrières dans les vallées du Pays-Haut – Villerupt

La présence monumentale des usines

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Les imposantes fonderies Saint-Gobain de Pont-à-Mousson dans la vallée de la Moselle


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Dans le fond de vallée récemment reconverti en golf, les vestiges de l’ancien haut fourneau et des cuves réfrigérantes témoignent de l’activité sidérurgique passée – Herserange

 4- L’omniprésence et la proximité des espaces de nature

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La vallée de la Moselle


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La vallée du Madon

Le département présente des pôles urbains importants avec de grandes agglomérations installées dans les vallées du Pays-Haut (Longwy, Briey), de la Moselle (Pont-à-Mousson, Toul, Neuves-Maisons) et de la Meurthe (Nancy, Lunéville).
Cette urbanisation reste toutefois largement entourée les espaces de « nature ».
Ces espaces concernent des milieux diversifiés : ouverts (pelouses calcaires, prairies, vergers), humides (étangs, marais, tourbières et rivières) et forestiers, les forêts couvrant le tiers du département (voir : Les fondements des paysages/ Les paysages et les milieux naturels).

La proximité entre ville et « nature » participe à la qualité du cadre de vie des Meurthe-et-mosellans :

  • des vastes massifs forestiers périurbains, souvent aménagés pour l’accueil du public : la forêt de Haye dans l’agglomération de Nancy, le bois de Mondon à proximité de Lunéville, le bois de Châ à Longwy, …
  • des rivières et cours d’eau préservés : le Rupt-de-Mad, l’Esch, la Moselle sauvage, qui offrent autant de micro-destinations touristiques ou de loisirs,
  • des berges accessibles, notamment en milieu urbain, comme la Meurthe à Nancy ou la Vezouze à Lunéville, …
  • des étangs aménagés en espaces de loisirs dans les fonds des vallées de la Moselle et de la Meurthe,
  • des pelouses sèches calcaires, souvent répertoriées et protégées, que l’on retrouve notamment sur la Côte Barine à proximité de Toul, ou sur le plateau de Malzéville : attractives par la richesse et l’originalité des espèces (dont certaines méridionales), mais aussi par les ouvertures visuelles qu’elles offrent, dans un cadre lumineux et bien exposé.

Tous ces espaces de « nature », proches des centres urbains, sont rendus accessibles au public par des mesures de gestion appropriées (Espaces naturels sensibles, ZNIEFF, NATURA 2000, gestion forestière, …) qui favorisent leur appropriation et la multiplicité des pratiques et des usages : promenade, randonnée, chasse, pêche, … dans la limite de la réglementation en vigueur.

Aux espaces de nature proprement dits s’ajoutent les arbres. De la forêt à la ville, des espaces les plus naturels aux sites les plus urbains, en passant par les plateaux calcaires, les flancs des coteaux, les plaines humides, les vallées, ou en suivant les routes et les canaux, ou encore en contournant les villages, l’arbre accompagne les activités humaines et participe à la valeur des paysages.
Ce n’est pas propre au département. Mais, en Meurthe-et-Moselle, on le retrouve sous des formes particulièrement diverses : en masse forestière, bien sûr, composant des forêts dont certaines très investies par le public pour la promenade, les loisirs, les activités sportives de pleine nature (Haye) ; mais aussi en silhouette isolée au coeur des vastes étendues de grandes cultures ; en haies bocagères, en bosquets, en têtard   dans les parcelles de pâtures et de prairies ; en alignement au bord des routes et des canaux ; en ripisylves au bord des rivières ; en damiers de fruitiers autour des villages ; en mails ou alignements en ville, en espaliers sur les murs des maisons de villages, ...

Chacune de ces formes contribue à structurer le paysage  . Isolé, il anime les espaces cultivés ; en haie ou en bosquet, il révèle le parcellaire ; en ripisylve  , il témoigne de la présence de l’eau et des fonds humides ; en alignement, il souligne le dessin de la route ou de la perspective, et offre un premier plan qui donne échelle et profondeur aux paysages.

A cette valeur paysagère   s’ajoute sa valeur écologique : continuités et corridors biologiques, fil ou relais dans la trame verte et bleue  , habitats spécifiques pour la faune, refuges d’auxiliaires de culture, freins à l’érosion des sols, …

Les forêts et les paysages agricoles, écrins verdoyants des villes

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L’urbanisation de Neuves-Maisons/Pont-Saint-Vincent installée dans l’écrin boisé et agricole de la vallée de la Moselle

De nombreux espaces de « nature »

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La Moselle sauvage

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Belles couleurs automnales des forêts de résineux et feuillus sur le Piémont vosgien

Les forêts aménagées et ouvertes au public aux abords des villes

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La forêt de Pulnoy, aux portes de Nancy

Les étangs, espaces de nature et de loisirs dans les fonds de vallée

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Etang aménagé pour les activités de loisir dans la vallée de la Moselle

Les structures végétales   dans l’espace agricole : bosquets, arbres isolés, haies, lignes de fruitiers, …

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Beau chêne isolé dans la plaine de la Woëvre


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Frênes isolés


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Noyer dans une pâture

Les rivières et leur ripisylve  

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Belle ripisylve de saules le long de l’Orne

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Cours d’eau bordé de saules taillés en têtards – Ville-sur-Yron

Les alignements le long des routes

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Alignements de frênes le long de la route D904


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Alignements de marronniers marquant l’entrée de Flirey

L’arbre en milieu urbain

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Mail de tilleuls – Chenicourt


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Poirier palissé

 5- La générosité des paysages agricoles

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La vallée de la Seille

Avec des plateaux voués aux grandes cultures céréalières, des pâtures et de l’élevage dans les vallées et le Lunévillois, des vergers sur les coteaux et même de la vigne sur les Côtes de Toul, la Meurthe-et-Moselle présente un large éventail agricole qui participe à la richesse de ses paysages.

Cette belle diversité est le fruit des pratiques culturales traditionnelles de l’openfield   et de la polyculture-élevage qui ont façonné le territoire.
Malgré les dynamiques agricoles, sociales, économiques et techniques récentes qui tendent à modifier les paysages, cette précieuse variété reste très sensible : dans le Pays-Haut, des pâtures s’immiscent parmi les vastes étendues des grandes cultures ; dans le Lunévillois, champs cultivés, prairies et pâtures se mêlent agréablement aux structures végétales  , composant un paysage aux allures de bocage aéré ; sur les côtes, les silhouettes emblématiques des mirabelliers parsèment encore les prés-vergers autour des villages ; sur les plateaux, les grandes étendues sont soulignées par les plantations d’alignement en bord de routes, qui cadrent les vues et leur offrent de la profondeur.

Mais c’est sans doute la présence de l’élevage qui participe le plus fortement à qualifier les paysages ruraux de Meurthe-et-Moselle, avec des troupeaux de bovins ou d’ovins qui animent les paysages plus monotones de grandes cultures.

La proximité immédiate de ces paysages ruraux avec les villes teinte les périphéries d’une image renouvelée de campagne contemporaine. L’ensemble offre un dépaysement pour les urbains, devenus majoritaires, et ce aux abords immédiats des secteurs urbanisés.

La diversité des cultures compose une mosaïque de verts, de bruns ou de jaunes selon les saisons, qui égaient les paysages ruraux meurthe-et-mosellans. Ils sont soulignés par les silhouettes vert sombre des forêts, bois et haies qui structurent les paysages en soulignant les ruptures du relief, les cours d’eau (ripisylves), le parcellaire (haies), tandis que les prairies et pâtures assurent une présence verdoyante tout au long de l’année dans les fonds de vallées et de vallons, les plaines humides et sur les coteaux.

C’est bien ces diversités de pratiques, avec les vastes horizons offerts par les grandes cultures, la mosaïque que crée la polyculture-élevage, la composition variée qui s’affiche sur les coteaux, qui font des paysages agricoles l’une des principales valeurs de Meurthe-et-Moselle.

Quant aux nombreux produits de terroirs qui en sont issus, ils peuvent aussi contribuer à cette valeur, pour peu que l’on associe les saveurs des papilles à celles des pupilles : vin de Toul et mirabelle sous toutes ses formes ne représentent que la partie la plus emblématique de la cohorte des spécialités gastronomiques du département (Voir Goûter les Paysages de Meurthe-et-Moselle).

La force et la subtilité des paysages agricoles

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Prés-vergers et prairies sur un coteau de la vallée de la Mauchère


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Champs labourés, prairies, lignes de fruitiers se mêlent en douceur dans ce paysage situé entre Moselle et Meurthe


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Subtile transition entre les champs de céréales installés sur les versants et les prairies couvrant le fond de la vallée de la Mortagne

La présence de l’élevage comme facteur d’animation des paysages

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Ovins pâturant un pré-verger aux abords d’un village – Saint-Julien-lès-Gorze


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Elevage aux abords du village – Sanzey

La remarquable palette colorée et le camaïeu de verts caractérisant les paysages au printemps

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Paysage verdoyant de la vallée de la Moselle


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Les couleurs des pentes cultivées plongeant sur la vallée de la Moselle : prairies, céréales, colza, labours et boisements


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Couleurs tendres au printemps


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Couleur brune de la terre après les labours dans le Lunévillois

Les prairies, une présence verte tout au long de l’année

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Paysage verdoyant du Lunévillois

 6- L’intimité des petites vallées

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La vallée de la Chiers

Les petites vallées nichées au creux des plateaux calcaires des revers de Côtes présentent des caractéristiques propres qui les distinguent des grandes vallées de la Moselle et de la Meurthe. Façonnées par les petits affluents comme le Rupt-de-Mad, l’Esch, le Madon, le Brénon, la Chiers à l’amont de Longwy, ou encore l’Aroffe et le Terrouin, elles présentent des proportions à échelle humaine et familières, et composent des paysages intimes.

Positionnées à l’écart des grands axes de développement économique et épargnées des plus fortes pressions urbaines, elles offrent des paysages ruraux préservés. La structure paysagère précise des coteaux leur confère une grande richesse patrimoniale avec des villages accrochés à flanc de coteaux entourés de vergers et surplombant un fond de vallée tapissé de pâtures arborées, le tout cadré par les boisements en crête. Ces paysages « en creux » diversifiés sont d’autant plus précieux à l’échelle départementale qu’ils s’incisent le plus souvent au sein même de plateaux présentant des paysages plus homogènes, de grandes cultures ou de grands massifs forestiers (Pays-Haut, Haye).

Les vallées intimes apparaissent ainsi comme les « jardins secrets » du département, que les habitants comme les visiteurs prennent plaisir à fréquenter et à parcourir, grâce aux itinéraires touristiques qui les empruntent volontiers.

La remarquable composition paysagère dans un écrin boisé, des coteaux cultivés parsemés de villages, des fonds ouverts et cultivés, …

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La vallée de la Mauchère, un paysage composé : les lignes de crêtes boisées dessinent les limites physiques de la vallée, le village de Faulx est entouré de coteaux festonnés et cultivés, les structures végétales soulignent les limites parcellaires et les fonds de vallons.

Les horizons relativement resserrés composant des paysages aux ambiances intimes à échelle humaine

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La vallée du Rupt-de-Mad

Des territoires relativement préservés de l’urbanisation

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La vallée de l’Esch

 7- La multiplicité des itinéraires de découverte des paysages

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Le Canal de l’Est

Les routes, mais aussi les voies ferrées, les voies fluviales, les chemins et sentiers, constituent chacun à leur échelle des itinéraires potentiels de découverte des paysages. Ils deviennent particulièrement intéressants lorsqu’ils sont bien installés dans les reliefs :

  • en situation de balcon ou à flanc de coteau comme la route D90 dans la vallée de la Mauchère ;
  • en léger surplomb d’une plaine ou d’un fond de vallée comme la route D952 qui offre un panorama remarquable de la vallée du Rupt-de-Mad,
  • sur une ligne de crête comme la route D112, traversant le Vermois et benéficiant d’ouvertures visuelles sur les vallées de la Moselle et de la Meurthe.

Certaines voies ferrées désaffectées ont fait l’objet de transformation en pistes cyclables, facilitant les déplacements quotidiens pour les habitants et offrant des itinéraires de découvertes variés, à la fois en milieu urbain, (post)industriel et agricole.
Les alignements d’arbres qui peuvent les accompagner participent également de la qualité de ces itinéraires. La politique active du Conseil Général sur l’arbre et la route, se mesure aux efforts de replantation observables, rares à l’échelle nationale, particulièrement bienvenus dans les grands paysages agricoles ouverts du département, ou aux entrées de villes et de villages.

Un effort sensible d’apport d’information, à caractère naturaliste ou historique selon les lieux, contribue à la valeur de ces parcours. (Voir aussi : Les fondements des paysages / Les paysages et les infrastructures).

La présence de routes-paysages précisément installées dans les reliefs

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La route du fond de vallée (RD952), un itinéraire privilégié de découverte des paysages de la vallée du Rupt-de-Mad


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Alignements de frênes mettant en valeur la route de plateau (RD952)


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La route D90 en situation de balcon permet une découverte des paysages de la vallée de la Mauchère – Faulx

Les voies d’eau, les canaux, les voies vertes, des itinéraires de découverte inscrits dans le territoire

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Le canal de l’Est et son chemin de halage ombragé par un alignement de platanes – Roville-devant-Bayon


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Voie verte dans la vallée de la Plaine


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Panneaux explicatifs pour le Monument des Bras de Chemises (combats de 1915) - Reillon

L’aménagement d’itinéraires de circulations douces en milieu urbain

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Circulations douces aménagées sur les berges de la Meurthe à Nancy